Publié dans Société

Sécurité routière - Adopter les gestes simples pour sauver des vies 

Publié le vendredi, 11 avril 2025

Madagascar enregistre un taux de mortalité routière de 28 pour 100.000 habitants, un chiffre bien supérieur à la moyenne européenne. Chaque jour, des vies sont perdues dans des accidents souvent évitables, et la route est désormais la première cause de mortalité chez les jeunes âgés de 5 à 26 ans. Pour faire face à cette tragédie, le Gouvernement malagasy, en collaboration avec la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a lancé une campagne nationale de sensibilisation. Ce projet ambitieux vise à mobiliser la population autour de l'importance de la sécurité routière et à inverser cette tendance mortelle.

Le ministre des Transports et de la Météorologie, Valérie Ramonjavelo, a souligné lors du lancement de la campagne hier que la sécurité routière est un droit fondamental. Il a rappelé que chaque année, plus de 7.000 personnes perdent la vie sur les routes à Madagascar. Pour remédier à cette triste réalité, le Gouvernement a mis en place une Politique nationale de sécurité routière, accompagnée d'un plan d'action validé pour 2024. Ce plan vise à impliquer toutes les Régions, Communes et Fokontany du pays, avec un comité national présidé par le Premier ministre Ntsay Christian.

Arrêter l’hémorragie

Les enjeux de cette campagne vont bien au-delà des pertes humaines. Selon Laurent Musango, représentant de l'OMS à Madagascar, les accidents de la route constituent la première cause de décès parmi les jeunes adultes. Le non-respect de gestes simples tels que le port de la ceinture de sécurité ou du casque est pointé du doigt. En effet, ces mesures pourraient réduire de manière significative les risques de mortalité, mais leur adoption reste faible. « Porter une ceinture de sécurité permet de réduire de 50 % les risques de mortalité, et le casque jusqu’à 70 % », indique-t-on.

En parallèle, la situation actuelle représente également un coût économique énorme pour le pays, représentant près de 7 % du produit intérieur brut (PIB) national. Atou Seck, représentant de la Banque mondiale, insiste sur le fait que ces problèmes, bien que complexes, sont surmontables avec une volonté politique forte et des actions coordonnées. Dans un élan d’ambition, Madagascar souhaite également s’aligner sur les Objectifs de développement durable (ODD), en particulier l'ODD 3.6, qui vise à réduire de 50 % les décès liés aux accidents de la route d’ici 2030. Au cours des 12 prochains mois, diverses mesures seront mises en œuvre, telles que l'amélioration des infrastructures routières et la lutte contre l'alcool au volant. Tous les acteurs impliqués s'accordent sur un point essentiel : la sécurité routière est l'affaire de tous, et chacun doit jouer son rôle pour mettre un terme à cette hémorragie. La conclusion de la campagne sera claire : investir dans la sécurité routière, c’est investir dans l’avenir du pays.

Nikki Razaf

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Editorial

  • Opération délicate
    Le faux et l’usage de faux envahissent l’Administration, grand « A » s’il vous plaît, à savoir le domaine général qui englobe tous les secteurs d’activités de l’Etat ou de la République. Faux et usages de faux, du jargon populaire « fosika », faux diplômes ou certificats de fin d’étude gangrènent presque tous les Corps de métier de l’Administration entre autres les départements clés comme l’Enseignement supérieur, l’Education nationale, la Justice, la Régie financière, les Forces de défense et de la sécurité (FDS), etc. Les concours d’entrée dans l’administration publique sont infestés de faux dossiers. Des diplômes de Baccalauréat, de Licence, de Master I ou II se trouvent les plus menacés. Il y a eu même certains de faux diplômes de Doctorat !

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